Maroc : Nomadéis participe à une mission d’expertise sous la coordination du Programme des Nations Unies pour le Développement

Les 21 et 22 mars, Nomadéis a participé à une mission dans la région du Maroc Oriental, sous la coordination du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et du R20.

Cette mission était notamment destinée à évaluer les attentes prioritaires des autorités et acteurs locaux en matière d’expertise climatique au sens large, incluant l’ensemble des actions qui contribuent à optimiser la performance énergétique d’un territoire (réduction des émissions de CO2, développement de l’utilisation des énergies alternatives…), tout en renforçant son attractivité.

Nomadéis a mené plusieurs entretiens et visites techniques, en particulier sur le site de la centrale thermo-solaire d’Ain Beni Mathar, inaugurée en mai 2010, cofinancée par la Banque Africaine de Développement, le Fonds pour l’Environnement Mondial, la coopération espagnole et l’Office National de l’Electricité, et dont la réalisation s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale pour le développement d’énergies renouvelables.

Selon les résultats de cette mission d’évaluation, il s’agira à terme de mobiliser les expertises requises et d’encourager les coopérations « inter-territoires » (transferts de technologie, mutualisation des moyens humains et financiers, partenariats…), appuyées sur le savoir-faire d’autres acteurs et collectivités (du Nord ou du Sud) déjà engagés avec succès dans des expériences et « bonnes pratiques » en matière de performance énergétique et développement de filières d’activités « vertes ».

Ces travaux s’inscrivent dans la continuité des efforts entrepris par les gouvernements locaux pour faire reconnaître l’importance de leur rôle dans le succès des négociations post-Kyoto et le développement d’une économie verte intégrant des mesures d’adaptation et de prévention du changement climatique, dans un paysage énergétique en constante évolution.

Après le Sommet Global sur le Changement Climatique (Los Angeles, 2009), l’appel de Belfort et la conférence sur le climat (Copenhague, décembre 2009) qui avait vu la création du R20 (regroupement de régions pionnières en matière de lutte contre le réchauffement climatique), le Sommet des Gouverneurs pour le Climat (Sacramento, novembre 2010) avait été le lieu de la signature de la Charte des Régions pour l’Action Climat, sous la houlette du R20, à la veille de la COP16 de Cancun.

Les membres fondateurs de cette Charte (état de Californie, région de l’Oriental au Maroc, Région Île-de-France, province du Québec, état du Delta au Nigéria) avaient ainsi manifesté leur volonté de renforcer leur coopération pour accélérer la mise en œuvre du cadre scientifique, institutionnel et financier indispensable pour réduire significativement les risques les plus critiques de changement climatique, selon les différents scénarios envisagés par le 4ème rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC).

Cette Charte a notamment été signée par Michèle Sabban, présidente de l’Assemblée des Régions d’Europe (ARE), réseau indépendant regroupant plus de 260 régions issues de 34 pays et 16 organisations inter-régionales.