Evaluation de l’impact social : Nomadéis contribue à un atelier de réflexion…

Entreprises sociales, ONG, fondations, associations… : de nombreuses structures placent l’intérêt général au cœur de leurs activités et ambitionnent de produire un impact social « positif » sur leurs environnements. 

Dans un contexte d’exposition accrue, où les attentes de leurs parties prenantes (pouvoirs publics, bailleurs, citoyens, etc.) sont à la mesure de la confiance placée en elles, ces structures sont de plus en plus incitées à faire la preuve concrète et mesurable de leur capacité à générer une plus-value sociale. 

Le plus souvent, elles ont par ailleurs besoin d’informations pour améliorer leurs pratiques, le pilotage de leurs activités et ainsi maximiser l’impact social qu’elles entendent produire sur les territoires où elles sont implantées.

On peut définir l’impact social comme l’ensemble des effets (positifs ou négatifs) engendrés par une organisation sur son environnement, au-delà du seul aspect économique. Cet impact ne se décrète pas, mais se prouve au quotidien. 

De nombreux outils et méthodes ont été développés au cours des dernières années pour évaluer l’impact social, reposant sur différentes approches, parmi lesquelles :

  • SROI (Social Return on Investment)
  • IRIS (Impact Reporting and Investment Standards)
  • Outcomes Star
  • Travaux du GECES (groupe consultatif multipartite sur l’entrepreneuriat social, composé de représentants des Etats membres de l’Union Européenne, des collectivités locales, des organisations d’entrepreneurs sociaux, du secteur bancaire et financier, et du monde académique et universitaire »), etc. 

Bien que ces outils soient encore peu utilisés et principalement mobilisés dans le cadre de démarches exploratoires et/ou relevant de la Recherche et Développement, l’évaluation de l’impact social intéresse un nombre croissant d’acteurs, en France et à l’international. 

Piloté par Jacques Dasnoy, Délégué Général du Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux en France), l’atelier de réflexion a réuni :

  • des bailleurs (BPI France, Caisse d’Epargne Normandie, Fondation d’entreprise KPMG France)
  • des porteurs de projets (Passeport Avenir, ARES, Voisin Malin)
  • des entreprises (Logeo, groupe immobilier et de service à vocation sociale)
  • des experts et représentants du monde académique (Nomadéis, ESSEC).

Parmi les questions à l’ordre du jour :

  • Quelles organisations sont-elles concernées par l’évaluation de l’impact social ?
  • Comment généraliser sa mise en oeuvre ? A quelles conditions, avec quels outils ? 
  • Existe-t-il un échelon territorial pertinent pour évaluer l’impact social ?
  • Quel(s) rôle(s) peuvent jouer les pouvoirs publics ?

D’autres ateliers sur ce thème seront organisés en 2014 et 2015 pour poursuivre la réflexion et parvenir à des recommandations à destination des différents acteurs concernés.