Bioéconomie : Nomadéis accompagne la Région Grand Est pour organiser ses Etats Généraux, mobiliser les acteurs et définir son plan d’action…

Les Etats Généraux de la Bioéconomie se sont tenus le 7 juin 2018 à Châlons-en-Champagne. Nomadéis a appuyé la Région Grand Est et son partenaire le pôle IAR (Industries et agro-ressources), pour consulter les acteurs du territoire, cartographier les actions et les besoins, animer des groupes de travail thématiques et élaborer une feuille de route déclinant la stratégie régionale pour la bioéconomie en Grand Est.


Contexte

En avril 2017, la Région Grand Est a lancé son Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII : voir les 26 actions prioritaires). Celui-ci s’appuie sur 7 orientations stratégiques ; la 1ère porte sur l’innovation et les transitions économiques, pour une mutation vers l’Entreprise 4.0, et vise à faire du Grand Est un des leaders européens de l’Industrie du Futur et de la bioéconomie.

Une grande diversité d’acteurs de la bioéconomie sont présents sur le territoire régional, et jouent un rôle-moteur dans la dynamique de développement des filières à l’échelle locale. L’abondance de matières premières, la densité du tissu industriel, le grand nombre de centres de recherche et développement ainsi que la présence de plusieurs plateformes expérimentales (dont la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle, bioraffinerie la plus intégrée d’Europe) sont autant d’atouts qui constituent un terreau favorable au développement de la bioéconomie sur le territoire.

La Région Grand Est souhaite mettre en œuvre une politique régionale volontariste de soutien au développement des filières de la bioéconomie. Son objectif est de valoriser les ressources de son territoire, afin de devenir l’un des leaders européens. Cette ambition figure dans la Stratégie BE EST, qui vise à « faire gagner le Grand Est en visibilité à l’échelle nationale et internationale en confortant les filières clefs de la région, dont l’industrie et la bioéconomie, qui constituent l’ADN du Grand Est »

 

Approche méthodologique

Avant les Etats généraux, Nomadéis a appuyé la Région pour la mobilisation des acteurs clés du territoire, et a la production d’un panorama des filières de la bioéconomie en Grand Est visant à affiner la compréhension des enjeux locaux (y compris en matière d’emplois et de compétences).

Plusieurs entretiens qualitatifs et un dispositif de consultation en ligne conçu sur mesure ont permis de préciser, hiérarchiser et consolider la liste des enjeux relatifs au développement de la bioéconomie en Grand Est. Dans une réelle dynamique de mobilisation de l’intelligence collective, plus de 250 acteurs du territoire ont été directement impliqués dans la préparation des Etats Généraux de la bioéconomie.

Pendant les Etats généraux, les consultants de l’équipe de Nomadéis ont notamment animé les 4 groupes de travail thématiques consacrés aux débouchés de la bioéconomie, pour co-construire une série de propositions visant à faciliter le développement de la bioéconomie en Grand Est, en vue de l’élaboration de la feuille de route régionale. Les groupes de travail portaient sur les thématiques ci-dessous :

  • Alimentation et agroalimentaire ;
  • Biomolécules à haute valeur ajoutée ;
  • Bioénergies ;
  • Matériaux biosourcés.

Après les Etats généraux, Nomadéis a fourni un appui technique pour rédiger un ensemble de documents stratégiques, en préfiguration de la stratégie pour la bioéconomie en Grand Est (axes d’orientation, propositions d’actions, ébauche de feuille de route).

Premières annonces concrètes en faveur du développement de la bioéconomie

En clôture des Etats Généraux, sur la base des recommandations issues des groupes de travail, la Région a notamment annoncé les premières mesures suivantes :

  • Doublement de la dotation régionale à la chaire AgroParisTech dédiée à la bioéconomie ;
  • Lancement en 2019 d’un fonds régional de prêt de 4,5 millions d’euros pour les start-ups, ainsi que 2,5 millions d’euros de subventions directes. Au total, 18 millions d’euros seront mobilisés par la Région d’ici 2020 ; 
  • Accompagnement par la Région des démarches de RDI dans la bioéconomie, notamment via le troisième volet du Programme d’investissements d’avenir (PIA3) ;
  • Création d’un club et d’un forum pour faciliter la mise en réseau et renforcer les dynamiques d’échanges et de coopérations entre acteurs du territoire.

 

Pour en savoir plus 

D’après le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, la bioéconomie « englobe l’ensemble des activités économiques liées à la production et à la transformation de ressources biologiques renouvelables (agricoles, sylvicoles, aquacoles ou déchets organiques) en molécules ou produits biosourcés destinés à répondre de façon durable aux besoins alimentaires et non alimentaires (industriels et énergétiques) de la société » 

La bioéconomie englobe ainsi de nombreuses filières et une diversité d’acteurs impliqués à tous les échelons de la chaîne de valeur, de la production de la ressource à sa transformation et sa distribution. La bioéconomie n’est donc ni un marché ni un secteur à proprement parler, mais un projet de transformation globale de l’économie, dans une logique de développement durable. Objectif : remplacer des matières premières d’origine fossile par des ressources renouvelables (biomasses de différentes natures) valorisées de manière raisonnée et optimisée.  

Afin d’accompagner le développement de la bioéconomie, une stratégie nationale a été formulée par les ministères de l’agriculture, de l’environnement, de l’économie et de la recherche en lien avec l’ensemble des parties prenantes (acteurs économiques, acteurs de la recherche, établissements publics, société civile, etc.). 

Cette stratégie nationale pour la bioéconomie (SNB) vise à créer les conditions d’un développement durable des filières et des territoires, en cohérence avec les ressources disponibles et les besoins, en prévenant toute surexploitation de la biomasse. 

Elle s’est concrétisée en février 2018 dans un plan d’action national pour la période 2018-2020, cohérent avec les autres plans nationaux en lien avec les bioressources, tels que le plan protéines végétales, le projet agroécologique pour la France, la stratégie nationale bas carbone, la feuille de route pour l’économie circulaire ou encore la stratégie nationale de mobilisation de la biomasse.