Nomadéis remet son rapport « Opinions publiques et climat » au DG du Centre d’Analyse Stratégique

Le 14 novembre 2012, à l’occasion du colloque intitulé « Où vont les négociations climatiques internationales ? », Nomadéis a remis son rapport « Opinions publiques et climat » à Vincent Chriqui, Directeur Général du Centre d’Analyse Stratégique, en présence de la presse et de nombreux observateurs, parmi lesquels :


  • Pierre Radanne, expert en politiques énergétiques et ancien Président de l’Ademe ;
  • Paul Watkinson, Chef de l’équipe de négociation climat au Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie ;
  • Michel Alberganti, journaliste scientifique, producteur de l’émission «Science Publique» sur France Culture, référant Science et auteur du blog « Globule et télescope » sur Slate.fr ;
  • Daniel Boy, Directeur de recherche au CEVIPOF (Sciences Po Paris).

Au cours d’une première table ronde intitulée « Chine, Brésil, Etats-Unis, Afrique du Sud, France… comment le discours scientifique est-il reçu dans les pays qui peuvent faire basculer les négociations ? Comment lutter contre le climatoscepticisme ? », Nomadéis a présenté les principales conclusions de son étude menée en partenariat avec l’agence K-Minos (journalisme scientifique) et la société Semiocast (spécialiste de l’analyse sémantique du Web social).

Une seconde table ronde intitulée « De nouveaux jeux d’acteurs, un nouveau régime climatique : où va la gouvernance mondiale ? Quel rôle pour l’Union européenne ? » a permis de présenter l’étude menée par Amy Dahan, Directrice de recherche au CNRS, Centre Alexandre Koyré (CNRS-EHESS) et Stefan C. Aykut, Post-doc à l’IFRIS (Institut francilien Recherche, Innovation, Société), laboratoire LATTS.

Pour en savoir plus : consulter le site du Centre d’Analyse Stratégique

 

Contexte du colloque (source : site du Centre d’Analyse Stratégique) :

A quelques semaines de la conférence de Doha, qui doit décider de l’ébauche d’un accord mondial post-2020, la forme que prendra la coopération internationale contre le changement climatique reste incertaine.

L’évolution de la donne géopolitique explique en grande partie que les négociations aient conduit à repenser l’architecture de la coopération mondiale. Les deux décennies qui viennent de s’écouler ont en effet consacrée la montée en puissance économique des pays émergents, les BASIC , qui continuent cependant à revendiquer leur appartenance au groupe des pays en développement (G 77). La divergence croissante des intérêts entre les Parties de la Convention Climat et leur refus de s’astreindre à des objectifs qui leur seraient imposés expliquent qu’elles aient finalement opté en 2010 pour un accord basé sur les engagements volontaires des pays, formule privilégiée par les Etats-Unis et la Chine. L’Europe, qui milite pour l’adoption d’obligations nationales de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES), n’a pas eu gain de cause sur ce point.

Parallèlement, on assiste à la montée de discours climatosceptiques. La remise en cause des causes anthropiques des bouleversements climatiques par certains leaders politiques américains et la médiatisation de controverses scientifiques ont alimenté le débat sur la validité des conclusions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). L’impact sur le grand public reste aujourd’hui assez méconnu. Or, les opinions publiques feront partie des facteurs déterminants de la participation des gouvernements à la lutte contre le changement climatique. Aujourd’hui, les réductions d’émissions annoncées par les pays demandent en effet à être accrues pour éloigner la perspective de dérèglements irréversibles.