Développement durable et filière sport : les Ministères de l’Économie et des Sports confient une étude à Nomadéis…

Contexte

La mobilisation du monde sportif pour répondre aux enjeux du développement durable et s’engager dans un principe d’exemplarité en matière de responsabilité sociale et environnementale constitue aujourd’hui une réalité, en France et dans de nombreux pays. 

De fait, de nombreuses « passerelles » existent entre sport et développement durable, par exemple :  

  • Contribution à la ville durable, notamment par la promotion des mobilités douces (marche, vélo : réduction des pollutions, qualité de vie, etc.) ;
  • Contribution à la prévention de certains risques sanitaires par la pratique régulière d’une ou plusieurs activité(s) sportive(s) ;
  • Réduction de l’impact des grands évènements sportifs (émissions carbone, biodiversité, retombées socioéconomiques locales, etc.) ;
  • Sensibilisation, éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD) notamment pour les jeunes publics ;
  • Renforcement de la cohésion et de l’inclusion sociales à l’échelle des territoires (en lien avec les valeurs véhiculées par le sport) ;
  • Développement de l’innovation et de l’éco-conception, pour répondre aux nouvelles attentes sociétales, optimiser la gestion des ressources, etc.

Afin d’orienter l’ensemble des acteurs du sport sur la voie du développement durable, le Ministère des Sports a formalisé un certain nombre d’engagement en lançant en 2010 la Stratégie Nationale du Développement Durable du Sport (SNDDS), organisée en 9 défis, 12 priorités et 38 chantiers structurants.

Le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a publié quant à lui dés 2003 l’Agenda 21 du sport français, et en 2008 la Charte du sport pour le développement durable.

Sur le volet économique, pilier important du développement durable, les industries du sport ont un poids important en France. Les entreprises françaises disposent de savoir-faire reconnus sur de nombreux marchés de l’économie du sport : matériel et équipements, infrastructures, évènements, mais aussi bâtiment, énergie, transports, gestion des flux, sécurité, économie numérique, etc. Ces marchés représentent en 2015 près de 60 000 emplois (hors pratique sportive), un chiffre d’affaires de 35 milliards d’euros dont un tiers liés aux dépenses en biens et équipements sportifs.

La France dispose d’atouts majeurs : qualité des infrastructures, organisation d’événements sportifs mondiaux, dépenses d’équipements des pratiquants amateurs et professionnels, entreprises innovantes leaders à l’échelle internationale… Depuis une trentaine d’années, la médiatisation des grandes compétitions sportives et des athlètes de haut niveau, le développement du sport de masse et l’évolution des modes de distribution ont conduit à la massification et à l’internationalisation des marchés du sport.

Pour autant, les industriels français du sport font face à une concurrence accrue, notamment en provenance des pays émergents.

Face à ce constat, les industriels du sport et les pouvoirs publics recherchent des leviers de croissance pour dynamiser le secteur, en particulier en lien avec les nouvelles opportunités liées au développement durable.


Objectifs de la mission confiée à Nomadéis

Dans ce contexte, la Direction Générale des Entreprises (Ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique) et la Direction des Sports (Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports) ont confié à Nomadéis une étude intitulée « Enjeux et perspectives des industries du sport en France et à l’international ».

Cette étude, prévue pour une durée de 8 mois et qui s’inscrit dans le cadre des travaux du PIPAME (Pôle Interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations Economique), intervient en parallèle de la création du comité stratégique de la filière Sport (avril 2015).

L’étude vise notamment à :

  • Analyser quantitativement et qualitativement la demande française et internationale en matière d’articles et d’équipements sportifs, ainsi que les perspectives d’évolution ;
  • Caractériser l’offre des industriels fabricants et distributeurs d’articles et d’équipements sportifs (cartographie des acteurs, écosystèmes de production et d’innovation, etc.) ;
  • Elaborer des scénarios prospectifs de développement et de relocalisation pour les industries du sport ;
  • Proposer des recommandations opérationnelles aux industriels et aux pouvoirs publics, dans une perspective de création d’emplois sur le territoire.


Méthodologie

Nomadéis et ses partenaires (la Faculté des sciences du sport de l’Université de Strasbourg et TNS Sofres) mobiliseront plusieurs outils méthodologiques dans le cadre de cette étude à finalité prospective, notamment :

  • Une enquête quantitative menée auprès de 2 000 Français pour dresser un état des lieux de la demande sur les marchés du sport (en partenariat avec TNS Sofres) ;
  • Une analyse qualitative basée sur des entretiens impliquant des experts qualifiés du secteur du sport, des fabricants et distributeurs d’articles et d’équipements sportifs ;
  • Une analyse comparative à l’international (benchmark) dans 3 pays, pour repérer des tendances innovantes et le cas échéant identifier des opportunités à l’export pour les industriels français.

La Direction Générale des Entreprises (DGE), placée sous l’autorité du ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique, a pour mission de développer la compétitivité et la croissance des entreprises de l’industrie et des services.

La Direction des Sports, sous tutelle du ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, élabore et met en œuvre la politique nationale des activités physiques et sportives qui vise à promouvoir la pratique physique et sportive.

Nomadéis a déjà réalisé pour le compte de la DGE deux études nationales portant sur les nouveaux marchés de la location de cycles (2013) et sur les enjeux de la consommation collaborative et distribution commerciale (2014).