Biodiversité et stratégie d’entreprise : Nomadéis anime une table ronde d’experts à la CCI France…

Si les entreprises ont accompli d’importants progrès au cours des dernières années pour optimiser leur gestion de l’eau et de l’énergie, la biodiversité demeure à ce jour un sujet difficile à aborder pour de nombreux acteurs économiques. 

Pourtant, le contexte réglementaire évolue rapidement.

En France, le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages (issu de la feuille de route de la conférence environnementale de septembre 2012 et adopté en première lecture à l’Assemblée le 24 mars 2015) sera examiné par le Sénat début 2016. Il doit venir compléter la loi sur la transition énergétique pour développer l’excellence environnementale et accélérer la croissance verte et bleue.

Quelles seront les conséquences pour les entreprises ? Au-delà de la réglementation et des contraintes de reporting RSE, pourquoi est-il important pour les acteurs économiques de prendre en compte la biodiversité, qui constitue à la fois une richesse patrimoniale et un vecteur de développement économique ? Comment créer une culture interne de la biodiversité ? Quelles sont les meilleures pratiques actuelles ?

Mercredi 4 novembre 2015, Nomadéis a animé au siège de la CCI France une table ronde à laquelle ont participé 30 experts et praticiens, représentant notamment :

  • Aéroports de Paris
  • Bollore Logistics
  • Bouygues Construction
  • CDC Biodiversité
  • Ecovadis
  • Humanis
  • ONEMA (Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques)
  • L’Oréal
  • Poste Immo
  • RTE
  • SNCF
  • VINCI Construction France

Nomadéis a structuré la table ronde autour de 3 thématiques principales :

  • Thème 1 : Biodiversité et entreprises : quel contexte en France aujourd’hui ? Avec notamment des échanges sur les différentes formes de biodiversité (ordinaire, remarquable) et leurs définitions, la notion de services rendus par les écosystèmes, les niveaux de priorité à prendre en compte pour organiser l’action, l’approche ERC (Eviter, Réduire, Compenser), les évolutions actuelles de la réglementation française et européenne, la nécessité d’une approche interdisciplinaire, etc.
  • Thème 2 : Comment aborder concrètement le sujet biodiversité pour les entreprises ? Avec notamment des échanges sur les acteurs (internes et externes) à mobiliser tout au long de la chaîne de valeur (collaborateurs, fournisseurs, clients, associations partenaires, etc.), les outils disponibles (indicateurs, labels, chartes, méthodes, partenariats, etc.), les modalités de mise en œuvre d’une politique interne (périmètre, coût, etc.), le « business case » pour les entreprises (innovation, bien-être des collaborateurs, attentes marchés, etc.). 
  • Thème 3 : Quels sont les défis rencontrés et comment les dépasser ? Comment encourager une meilleure prise en compte de la biodiversité par les entreprises et un meilleur dialogue entre acteurs (entreprises, collectivités, associations, experts scientifiques, etc.) ? Les échanges ont notamment porté sur le suivi et l’évaluation des projet, le financement, le développement de référentiels et outils opérationnels standardisés, le changement d’échelle, l’équilibre à trouver entre lutte nécessaire contre la bio-piraterie d’une part, et efforts d’innovation impliquant des espèces végétales d’autre part, les passerelles à créer entre biodiversité et climat, etc.

Nomadéis avait été invité à animer cette table ronde par le réseau AGRION, réseau international des professionnels s’investissant sur les thématiques du développement durable et de l’énergie, qui regroupe plus de 500 structures adhérentes (publiques et privées) et 200 000 membres (directions développement durable, achats, marketing, stratégie, IT, communication, etc.).

Pour en savoir plus :

Parmi les mesures phares du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, figurent notamment :

  • La création d’une Agence française pour la biodiversité (AFB), qui s’appuierait sur les moyens de quatre structures existantes (en particulier l’ONEMA, mais aussi l’Atelier technique des espaces naturels, l’Agence des aires marines protégées et l’établissement des Parcs nationaux de France) ;`
  • L’introduction d’un « principe de solidarité écologique » dans le code de l’environnement (pour la prise en compte des écosystèmes dans toute décision publique).