Génie écologique et risques climatiques : Nomadéis présente ses travaux dans le cadre d’une conférence organisée par l’Agence Française pour la Biodiversité, l’AFD et l’AESN…

Cette conférence internationale intitulée « Génie écologique et risques climatiques », organisée à Paris du 20 au 22 septembre 2017, a été l’occasion pour Nomadéis de présenter ses travaux sur l’évaluation biophysique et économique de services écosystémiques. 

Objectifs : identifier les freins et leviers d’actions au développement des solutions d’ingénierie écologique et partager expériences et bonnes pratiques françaises et internationales.


Contexte

L’Agence de l’eau Seine-Normandie(AESN) et l’Agence Française de Développement (AFD) ont organisé les 20, 21 et 22 septembre à Paris une conférence internationale sur les thèmes de l’eau, du climat et du génie écologique, en partenariat avec l’Agence Française pour la Biodiversité(AFB), l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et le Partenariat Français pour l’Eau (PFE).

Cette conférence, qui a notamment traité des enjeux relatifs au développement des infrastructures vertes et des capacités protectrices des milieux naturels, a été l’occasion de présenter et de débattre de solutions d’ingénierie écologique permettant de mieux gérer les risques climatiques qui menacent les écosystèmes et les populations.

La raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent en effet les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions vertes, « sans regret » et multifonctionnelles pour maximiser les services écosystémiques et renforcer les capacités protectrices des milieux naturels sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques. 

La conférence a réuni acteurs de l’eau, de l’aménagement des territoires, du développement et de la biodiversité, pour un programme alternant tables rondes, présentations de projets, groupes de travail et visites techniques.

Les échanges issus de la conférence visaient notamment à alimenter les débats et négociations lors de la COP23 (Bonn, Allemagne – Novembre 2017) et du Forum Mondial de l’Eau (Brasilia, Brésil – Mars 2018), contribuant à enrichir la dynamique d’adaptation aux changements climatiques.

 

Contribution de Nomadéis

Nomadéis a été invité à alimenter les échanges autour d’études de cas réalisées par le cabinet, parmi lesquelles l’évaluation biophysique et économique du service d’écrêtement des crues de la plaine alluviale de Lonjsko Polje en Croatie.

Cette étude conduite en 2016 pour le compte du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (via le Plan Bleu) met en évidence et mesure la contribution de cette zone humide en matière de protection contre les inondations.

Nomadéis a notamment présenté ses travaux portant sur les points suivants :

  • Choix et contextualisation du service écosystémique à l’étude : Nomadeis a d’abord procédé à la description et la hiérarchisation des services écosystémiques rendus par la plaine alluviale. L’objectif de cette démarche préalable consistait à contextualiser le service étudié en s’appuyant sur l’expertise locale sans chercher la quantification précise de chacun des 13 services analysés. Nomadeis a utilisé une méthode développée par le cabinet en 2012 (diagramme MASSE), à l’origine pour aider ses clients industriels à cartographier les enjeux écologiques et définir des priorités d’action adaptées aux territoires d’implantation de leurs sites de production en matière de performance environnementale. Cette méthode s’appuie sur des analyses bibliographiques, des observations de terrain, des consultations d’experts locaux et des restitutions cartographiques par profils spatiaux.
  • Evaluation biophysique : les équipes techniques du pôle « Eau et milieux naturels » de Nomadeis (ingénieurs environnement, hydrogéologues, hydrobiologistes) ont procédé à des analyses pour déterminer d’une part le volume réel de rétention de la zone et son effet sur les débits dans le cadre d’un scenario de crue centennale. Ces analyses ont été produites à partir des données historiques de précédentes crues et des mesures des stations locales déployées sur la Save et ses affluents. Elles ont été réalisées en partenariat avec Hrvatske vode (Croatian Water), société nationale en charge de la gestion des ressources en eau. Au-delà des volumes de rétention, l’évaluation a permis de caractériser les infrastructures artificielles qui pourraient rendre un service similaire en l’absence de la zone.
  • Evaluation économique : à partir des résultats de l’analyse biophysique, les économistes de Nomadeis ont procédé à l’évaluation du service d’écrêtement des crues par la méthode des coûts de remplacement, en identifiant les coûts de construction et en actualisant les coûts de maintenance. En l’occurrence, en procédant à l’extrapolation de coûts unitaires des infrastructures choisies et au transfert de ces coûts, sur la base d’indice de PPA de la Banque Mondiale. L’infrastructure choisie est le réservoir de Hany Tiszasüly, Hongie d’une capacité de 250 millions de m3, achevé en 2013.

Télécharger la synthèse de l’étude menée par Nomadéis

Télécharger le rapport technique complet