Optimiser les systèmes et usages énergétiques au service de la transition : un acteur industriel européen confie une nouvelle étude à Nomadéis…

Objectif : identifier, recenser et analyser les différents projets, expérimentations et initiatives emblématiques de gestion de l’énergie selon une approche multi-fluides en France et en Europe… Dans le contexte des transformations politiques, stratégiques, technologiques et socioéconomiques actuellement à l’œuvre (restructurations industrielles, diversification des sources d’énergie, évolutions des cadres réglementaires, diffusion des nouvelles approches de réseaux intelligents et smart cities, etc.). 


Contexte de la mission

En France, l’accès à l’énergie sans restriction autre que le prix est globalement considéré aujourd’hui comme un acquis. L’organisation nationale des réseaux garantit une forme de solidarité territoriale ainsi que la compétitivité des tarifs d’acheminement, avec la constitution d’entreprises de service public de stature industrielle.

Dans cette organisation, l’usage des réseaux d’approvisionnement d’électricité, de gaz naturel, de chaleur, de froid ou d’eau a été conçu et fonctionne encore majoritairement en silos. L’évolution de ces différents réseaux énergétiques est donc envisagée souvent de manière indépendante et fragmentée, en s’appuyant pour chacun d’entre eux sur des modèles et expertises qui leur sont propres. 

La transition énergétique questionne de plus en plus cette organisation historique et ouvre la voie d’une transformation progressive des schémas de gestion de ces réseaux, qu’il s’agit d’adapter pour gérer des flux énergétiques diversifiés et variables, fournis par différents profils d’acteurs. L’enjeu consiste ainsi à faire face à des mutations structurelles, organisationnelles et techniques. On peut notamment observer les tendances suivantes :

  • Les réseaux européens font l’objet de différents mouvements de restructurations stratégiques, capitalistiques et industrielles, avec des caractéristiques parfois propres à chaque pays ;
  • Les réseaux doivent désormais permettre la cohabitation de différentes sources d’énergie, conventionnelles (nucléaire, hydraulique, thermique) mais aussi renouvelables (avec des enjeux de production décentralisée et intermittente) ;
  • En France, les nouvelles compétences attribuées aux collectivités (cf. les lois MAPTAM, NOTRe, LTECV) ont transformé le paysage institutionnel du secteur énergétique : la transmission de données par les gestionnaires de réseaux leur permet déjà de revisiter leurs politiques locales en matière de lutte contre la précarité énergétique, d’aménagement d’éco-quartiers, de développement de plans de mobilités, etc. ;
  • Les réseaux sont de plus en plus souvent équipés de technologies qui permettent aux systèmes énergétiques d’associer intelligemment, à l’échelon local, les énergies disponibles et les usages. La ville de demain, également appelée Smart City, prévoit notamment une optimisation renforcée de l’ensemble des flux énergétiques, avec des enjeux majeurs notamment en matière de cybersécurité.

Dans ce contexte de transition et de multiplication des stratégies énergétiques locales, les attentes et besoins des collectivités évoluent, et ce de manière différenciée en fonction de leurs moyens et du portage politique local. 

Elles sont désormais de plus en plus nombreuses à développer des projets de synergie énergétique selon une approche multi-fluides : en effet, le développement d’initiatives basées sur des interactions multi-vecteurs et sur le déploiement de systèmes énergétiques intelligents (smart grid) permettrait d’optimiser les usages énergétiques, et de faciliter l’atteinte des objectifs de sobriété énergétique.

 

Objectifs de la mission

Un acteur industriel européen de premier plan a ainsi mandaté Nomadéis pour la réalisation d’une mission d’étude, visant à identifier, recenser et analyser les différents projets, les expérimentations et initiatives emblématiques de gestion de l’énergie selon une approche multi-fluides en France et en Europe.

Il s’agit ainsi d’alimenter la réflexion stratégique, et de constituer une base de connaissance permettant d’assurer une veille régulière et pointue des différentes tendances à l’oeuvre (positionnements concurrentiels, jeux d’acteurs, modèles économiques, solutions technologiques, etc.). 

 

Approche méthodologique

L’intervention de Nomadéis repose sur une approche méthodologique sur-mesure, spécialement développée pour répondre aux enjeux exprimés par le cahier des charge. Les principales étapes de travail prévoient notamment :

  • La conception et la mise en oeuvre d’un dispositif de veille, intégrant un cadre conceptuel et technique sur-mesure qui regroupe l’ensemble des  sources et caractéristiques de données recherchées dans le cadre de la mission (avec un périmètre associant ressources académiques, médias nationaux et locaux, espace conversationnels en temps réel et en temps différé, etc.) ;
  • Le recensement et l’agrégation des données relatives aux expérimentations et initiatives identifiées, au sein d’une base de données évolutive, configurée pour faciliter le classement, l’analyse comparative et le suivi des projets identifiés ; 
  • La définition d’un échantillon de projets stratégiques, destinés à faire l’objet d’une étude plus approfondie permettant de mieux comprendre leurs caractéristiques clés, ainsi que les forces, faiblesses, opportunités et menaces associées, dans une logique de capitalisation. 

 

Références connexes

Les enjeux de la transition énergétique dans les différentes filières et secteurs clés (transports, construction, industrie, gestion des déchets, etc.), constituent un des axes clés du positionnement et des savoir-faire développés par Nomadéis depuis sa création en 2002.

Nomadéis a notamment réalisé plusieurs missions de conseil stratégique et opérationnel sur les thématiques de la précarité énergétique, de la rénovation énergétique et de l’efficacité énergétique pour le compte de différents profils d’acteurs (Gouvernement et agences nationales d’expertise technique, ministères, collectivités locales, syndicats professionnels et entreprises privées, etc.). Par exemple (liste non exhaustive) :